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Ecriture(s) lecture(s) : résonance(s)

Billet d'humeur

, 17:55pm

Publié par Misseau Lieterreair

Ni l'un, ni l'autre...

je suis indignée.

Visiblement je ne suis pas la seule à être abasourdie par le fond et la forme, ce qui me rassure sur la sensation que me laisse ce qu'ils ont osé appeler "débat", bien que je n'eusse aucun véritable espoir de révélation ou de renversement.

Qu'est ce que c'est que ce manque de professionnalisme ? Qu'est ce que c'est que ce comportement de cour de récréation de pré-adolescents : c'est toi qui l'as dit, c'est toi qui as fait ça, non c'est pas vrai ! Et ces moqueries et ces coups bas, et ces sourires, et cette ironie.

Non mais vraiment, nous sommes censés donner une voix, notre voix, à ces gens-là !

Ce qui me révolte c'est que toutes les "institutions" demandent : à la jeunesse, aux enfants, aux femmes, aux hommes, aux vieux, au "peuple" , d'avoir un comportement d'excellence, toujours faire mieux, atteindre des objectifs, des résultats, des moyennes de classe, réussir ses examens... maintenir sa santé... consommer - surtout et sur tout.

Mais quels exemples donnent ils ?  Sincèrement, comment peut-on consciemment laisser un pays aux mains de ces gens-là, déjà incapables de se respecter dans leurs différences, ni de faire preuve de décence ?

Ils osent parler de personnes démunies comme si elles l'étaient par hasard. Qui créent les charges sociales, qui fixent les prix des prestations, qui allouent des salaires de misère à la plupart des concitoyens, qui parlent de "pouvoir d'achat" comme but principal de bien-être voire de réussite... ?

Ils osent mentionner des rabais... des allégements de charges, et fièrement : 5% de moins par ci, 3% de moins par là... non mais, même les soldes font mieux. C'est quoi ces miettes jetées comme de la poudre aux yeux, sommes nous si naïfs ?

Pourquoi leur rémunération serait elle supérieure à celle du quidam : si l'on met les éléments en perspective : ils ont davantage besoin de pain dans leur assiette que le boulanger de ministre, non ?

Nous n'avons pas pu faire advenir un changement fondamental, avec des personnes qui voulaient prendre des risques de bouleversement de conscience, mais pas seulement. Des personnes qui nous ressemblaient davantage.

Comment savoir appréhender les difficultés au quotidien de la majorité du "peuple" quand on baigne dans l'oligarchie, et je ne parle pas uniquement de la pénibilité du travail et des contraintes domestiques.

Que ces résultats aient été trafiqués ou non, car beaucoup d'empêchements de voter (j'en fais partie) à présent, nous nous retrouvons face à deux marionnettes, je me demande pourquoi ils font mine de se crêper le chignon, quand l'un comme l'autre est manipulé/e et manipule par/pour les mêmes intérêts financiers :

Marine Le Pen dans le top 100 par le Times (Rupert Murdoch)

Emmanuel Macron et Rothschild

Finalement, que ce soit l'un ou l'autre, ce sont encore et toujours les mêmes qui gagnent...

et c'est pas nous !

 

Billet de rage...

... mais pas de désespoir.

Il faut exprimer, c'est mieux. Ne pas garder en soi... Mais alors pour quels yeux, pour quelles oreilles ? De quel droit irais-je dire à l'Autre ce que je suis fatiguée d'entendre dans ma tête ? Car je ne m'adresse pas à des professionnels ! Je transpire ma rage qui gronde, ma tempête intérieure... pour être sûre que je ne suis pas folle. Rassurez-moi. Ah, vous aussi vous êtes passés par-là. Nous pouvons nous comprendre.

Pas à pas le processus, inévitablement... dans le déni, invariablement.

Où je me situe si, comme l'est toute rencontre, c'est un miroir que l'on me tend ? Alors oui il me révèle, et pas la part la plus belle. Mais en même temps la résonance n'est pas la ressemblance ; la même forme n'est pas mue par le même fond. Et surtout, le regard que je me porte est le fruit blet des inconvenants. Alors j'apprends, à grands coups de bâtons. Je me réveille. Zazen !

Pour parer le morcellement, là où il y en a, je prends du doux, du bon, du confortable, du nourrissant...

Peut-être est-ce une leçon de discernement ?...