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Ecriture(s) lecture(s) : résonance(s)

Si j'osais

, 17:56pm

Publié par Misseau Lieterreair

Matière et anti-matière

C'est en écho que reviennent les mots.
Une idée fait ricochet,
Une onde dans mon cerveau,
Et de manière concentrique,
La pensée en concentré.
Tirer sur le fil, telle Pénélope,
Sans cesse recommencer.

Tenter d'exprimer l'implicite.
Dans un dédale neuronal se trouver
Pour rendre l'Un-visible,
Dans l'Un-ique et l'Un-iversel.
C'est en écho que reviennent les mots.

17.06.06

Mouvances

Les mots me servent d'ailes
Quand mon corps
Coincé dans ses limites
Entrave mes élans du cœur, de l'âme
Mes cellules dansent et s'emballent
Ballet
Chorégraphie d'un espace intérieur
Voulant sauter le pas
Et se fondre dans l'extérieur
Sans frontière
Fondre dans le haut fourneau d'un mariage des sens.
Abandonner l'âge
Eternité de l'âme
Infini de la balance
Se délier, se mêler
Incorporalité
Ne pas sombrer de ne pouvoir s'envoler.
Toucher le ciel
Il est à nos pieds..."


16.05

Lien vers l'artiste

Conflits désarmants

Marionnettes nous sommes.
Bêtes de somme.
Fils ténus.
Fils tenus,
Par une mère-patrie,
Partie,
Comme on abdique,
A la guerre.
Contrepartie, perdue
D'avance.

Ils reculent
Dans les ténèbres
Où les lumières,
Fétus,
Brûlent les morts
Qui hurlent,
Percussions de coeurs battants,
Leur dernier souffle,
Vacillant.

15.11.17

Rupture

Stigmates intérieurs
Invisibles à l’œil
Variations de couleurs
Emotionnelles
Qui nous coupent les ailes
Ara qui se fait harakiri
Silence abyssal d'une plainte
Les chairs se resserrent
Empoignées par le chagrin
L'échine ploie
Regard vide
Focale intérieure
Notre étoffe dépecée
Corps glacé, éraflé
Passé, présent, futur
se conjuguent dans la douleur.

16.03

 

Pré-ab-sence

La fumée pour anesthésier
Les relents de souvenance.
Le coeur,

L'ouvrir comme une fenêtre,
Humer ses humeurs.
Le souffle dans les recoins
Attise les scories à l'envie.
Le passé salé des larmes se berce

Dans le creux du vague à l'âme.
Le goût sucré de l'amertume chuinte
Aux bords des yeux comme une écume.

17.04.02

 

Est il temps ?

 La critique, même constructive, positive ; les rencontres des gens qui nous précèdent, qui ont osé, sont autant de pierres d’achoppement qui nous interrogent sur la manière dont nous aurons à nous relever. Je franchis le cap ou pas cap’. Pour quoi moi, pourquoi pas ?

J’aime lire... et si l’auteure/l’auteur avait autant hésité, voire renoncé à transmettre, à partager... je n’aurais pas été dans ces recueils, face à des écueils, eu ces émois, et ne me serais pas demandé : et moi ?

J’aime écrire... enfin, j’en ai besoin, car parfois c’est plus pressant et pas forcément confortable. Ce peut être douloureux physiquement, pas échauffée ; ce peut être douloureux psychologiquement, comme un miroir que je me tends et avec lequel il faut composer, décomposer et recomposer...

Alors, finalement, merci à mes rencontres qui m’ont bousculée, tempétueuses sans être tueuses, puisqu'elles ont permis au germe de l’envie. arrivé au printemps, de sortir de se taire !